Il est difficile de ne pas parler quand on a le coeur plein. Mais voilà. Le don d'exprimer en paroles les tourments de l'âme n'est pas donné à tous. Et malheureusement, je ne fais pas partie de ces heureux élus. Et quand survient le moments décisif de tout mettre sur le tapis, je bafouille lamentablement et ne réussis qu'à tirer quelques lambaux incohérents et misérables d'une âme déchirée. Situation d'autant plus cruelle que lorsque le ciel me dôte d'une nature expansive, qui ne souffre pas d'être bridée dans ses élans à s'entérioriser.
Reste donc l'écriture. C'est un vaste domaine, à lui seul. Mais, hélas! lui aussi se réserve ses élus! Et il est, en fait, plus restrictif.
Un choix doit donc s'opérer entre ces deux modes d'expression sui ne souffrent point de demi-mesures. Et, lorsqu'on se situe dans le juste milieu, on est appelé à souffrir. Toute idée comme dans le néant de l'inconscient sort déformée par une multitude d'obstacles. Tout demeure lettre morte.
Je me suis toujours posée la question de savoir pourquoi les gens trompent? On dirait que pour eux, ce serait un moyen de défense. Ils l'adoptent instinctivement, car l'inconnu leur fait peur. Ils préfèrent être armés contre une éventuelle attaque. Mais, cette attente s'éternise et avec elle, l'angoisse croît. On juge donc bon de passer à l'offensive pour sortir une fois pour toute d'une situation qui devient éprouvante.
Aussi, faut-il bien éprouvé la personne avant de l'explorer dans son âme. Il faut pour cela un certain discernement, un brin de perspicacité. Je ne nie pas pourtant l'importance de l'instinct: c'est le meilleur des guides. Son flair est infaillible.
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